Burundi : l’ONU prévoit l’envoi de 228 policiers

L'ONU veut régler la crise au Burundi

L’envoi de casques bleus au Burundi

Depuis un an, les violences persistent au Burundi et la situation demeure très critique dans le pays. Emprisonnements, disparitions de quelques opposants au régime, meurtres… La communauté internationale constate, impuissante, que le pays s’enfonce dans un chao total.

Cette crise avait éclaté en avril 2015, suite à l’annonce de la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat. L’initiative fut jugée contraire à la Constitution mais chose curieuse : la réélection du président Nkurunziza.

 

Le mardi 26 avril 2016, c’est-à-dire un an plus tard, la FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme), à travers sa représentation au Burundi (Iteka), et Amnesty International ont interpellé, dans un communiqué, la communauté internationale à réagir « de toute urgence ». Pour eux, de « graves violations des droits humains » sont « commises en grande majorité par les forces de sécurité burundaises sur ordre des autorités ».

Suite à de nombreuses contestations du pouvoir en place, la communauté internationale à travers l’ONU entame des négociations avec le pouvoir de Bujumbura.

Vendredi 28 juillet 2016, le Conseil de sécurité de l’ONU adopte une résolution qui prévoit l’envoi de 228 policiers onusiens au Burundi. Cependant, les autorités burundaises ont montré qu’elles n’entendaient pas l’accepter aussi facilement en mobilisant samedi 30 juillet un millier de ses partisans pour une manifestation dans les rues de la capitale.

 

 

 

Au fait, Paris ayant proposé la résolution adoptée par l’ONU, il devient alors compréhensif au regard de certains medias burundais que « la France veut envoyer des hommes armés au Burundi pour commettre un génocide comme au Rwanda en 1994 ».

Ces policiers seront envoyés au Burundi « pour une période initiale d’un an ».Leur mission pourra être prolongée ou modifiée si la situation empire. Ils seront chargés de « surveiller la situation en matière de sécurité » ainsi que le respect des droits de l’homme, en coordination avec quelques dizaines d’observateurs et d’experts militaires de l’Union Africaine déjà déployés.

 

Lionel Mingue

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