Vodafone ne fait plus partie des opérateurs Télécoms au Cameroun

Suspendue depuis le 12 septembre, la filiale camerounaise de l’opérateur britannique Vodafone a indiqué le 10 octobre qu’elle cessait définitivement ses activités dans le pays.

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Le 10 novembre, Vodafone Cameroon a annoncé mettre un terme à ses activités « avec effet immédiat ».

Cette décision n’est pas une surprise : cela faisait deux mois que les abonnés du fournisseur d’accès à internet ne pouvaient plus se connecter.

Le 12 septembre, les activités d’Afrimax Cameroon, qui exploitait la marque de l’opérateur britannique, avaient été suspendues par l’Agence de régulation des télécommunications du Cameroun (ART).

Le régulateur des Télécoms camerounais lui reprochait d’avoir racheté à l’opérateur Northwave une licence « incessible », donc non valable. « Afrimax Cameroon a conclu à contrecœur qu’il n’était plus commercialement viable de reprendre ses services au Cameroun », précise le communiqué de la société.

Particulièrement active sur les réseaux sociaux le jour de son départ, l’entreprise a assuré à ses abonnés qu’ils percevraient d’ici la fin du mois, via le mobile money, une compensation pour leurs forfaits déjà payés.

Elle leur suggère d’autre part de débloquer leur modem, afin de pouvoir l’utiliser avec d’autres opérateurs.

La communication se fait en revanche plus discrète quant au devenir des salariés, dont le communiqué loue « le travail acharné, l’enthousiasme et le soutien ».

« Nous sommes obligés de rompre la relation contractuelle qui lie les employés à Afrimax Cameroon dans le respect des lois du Cameroun », indique le community manager de l’entreprise à l’un des internautes, alors que sur les réseaux sociaux, notamment sur Facebook, les témoignages de salariés dénonçant plusieurs mois de retard de salaire se multiplient.

Selon le magazine marocain Le 360 Afrique, Afrimax employait 116 salariés fixe et plus de 1 000 collaborateurs extérieurs.

Source : Jeune Afrique

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