Pro Gbagbo : que sont-ils devenus en Côte d’Ivoire ?

La Côte d’Ivoire a entrepris depuis la crise post électorale de 2010 la consolidation de la paix nationale. Lors de son discours de fin d’année en décembre dernier le président ivoirien, Alassane Ouattara annonçait avoir gracié plusieurs prisonniers.  C’est ainsi que le gouvernement en Côte d’Ivoire a libéré en début d’année plusieurs prisonniers pro Gbagbo. Mais la question se pose quant au sort des autres prisonniers.

Que sont devenus les pro Gbagbo depuis la crise post électorale de 2010

Laurent Gbagbo, ex-président de la Côte d’Ivoire et jugé à la CPI

La crise post-électorale de 2010 a fait beaucoup de victimes en Côte d’Ivoire. Les camps Gbagbo et Outtara revendiquant la victoire aux élections présidentielles.

Les forces de l’ordre avaient alors arrêté des milliers de manifestants des deux camps mais surtout des pro-Gbagbo. Six ans après ces faits, des milliers de manifestants ont reçu des traitements différents,  la plupart d’entre eux  sont encore en prison.

Mais la Côte d’Ivoire a à cœur de guérir ses blessures et asseoir la réconciliation nationale. C’est dans cette optique que soixante dix prisonniers pro-Gbagbo ont été libérés en mars de cette année. De plus, les comptes et avoirs financiers de certains prisonniers ont été débloqués soit totalement soit partiellement.

Le FPI (Front Populaire Ivoirien) avait fait une demande au gouvernement pour la libération de 300 personnes qu’il considère comme des prisonniers de la crise de 2010.  Le ministère public à cet effet, affirme d’ailleurs qu’une partie de ces détenus a déjà été jugée et qu’une autre est actuellement devant le juge d’instruction.

Les détenus pro Gbagbo sont considérés par l’opposition ivoirienne comme des prisonniers politiques. Mais la justice ivoirienne affirme que tous les détenus dont la libération a été demandée par le FPI ne sont pas des prisonniers politiques et rejette ce qualificatif de prisonniers politiques. Il s’agirait plutôt de personnes poursuivies pour des faits d’atteinte à la sûreté de l’État et de troubles à l’ordre public.

S’il apparaît que tous les pro Gbagbo arrêtés suite aux manifestations de la crise post-électorale de 2010 ne sont pas traités équitablement; l’initiative du Président de la République ivoirienne résident d’en gracier certains devrait être à encourager.

Clovis Mballa.

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