Le Bôbôlô : la recette du bâton de manioc

Le “Chicouangue” ou Bobolo,  est un accompagnement très populaire en Afrique. Il a également commencé à gagner les papilles de certains étrangers européens. Il puise ses origines dans les régions bétis comme chez les Ewondo, Eton et autres. Il est également commercialisé au Congo. Il constitue  l’alimentation de base de nombreux d’entre nous. Tout comme le pain au petit déjeuné, le Bobolo est présent dans la majorité de nos repas.

Le bobolo est un accompagnement apprécié par tout le monde

Le Bôbôlô ou le “Chicouangue”

Il cohabite donc avec sauces, bouillon ou grillades dans nos assiettes. De grosseurs différentes, il garde une particularité flagrante qui est la présence d’anneaux sur toute sa longueur. Sa commercialisation est fréquente et accessible à tous.

Le péage très connu Mbankomo offre à tout voyageur la possibilité de goûter à des chicouangues d’une grosseur unique. Entre 25-150 Francs CFA, chacun peut estimer avoir déjà eu sur sa table ce délice naturel.

      

      Fait à base de produits locaux, il est facile à confectionner, à conserver, à cuisiner et à revisiter.

Ingrédients

  • Des tubercules de manioc
  • De l’eau
  • Des feuilles de bananier
  • Ficelles

Préparation et cuisson

  • Découper en morceaux les tubercules
  • Eplucher les morceaux et racler soigneusement la première couche amère du manioc à l’aide d’un couteau
  • Bien laver les morceaux de manioc et les découper en plus petits morceaux
  • Dans un récipient creux, mettre le manioc et y ajouter suffisamment d’eau pour recouvrir la surface du manioc
  • Laisser fermenter quelques jours
  • Enlever le manioc de l’eau et le débarrasser des racines
  • Ecraser délicatement au moulin pour obtenir une pâte sans grumeaux
  • Nettoyer les feuilles de bananier.
  • Superposer deux feuilles pour que le Bobolo soit plus long
  • Sur tout le long, dresser la pâte de la grosseur que vous souhaitez
  • Rouler le tout dans la feuille puis, ficeler en faisant des nœuds qui ressortiront à la cuisson

Vos Bobolo ainsi confectionnés, vous pouvez les faire cuire avec un peu d’eau ajoutée de manière progressive. La conservation peut être au congélateur et réchauffer si besoin. Accompagnant su poisson braisé ou de l’ Okok, vous serez sûrement satisfait.

Pascaline SAB

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