Investissement chinois en Guinée pour l’exploitatoin de la bauxite

Le gouvernement guinéen vient d’approuver un investissement chinois de la société TBEA Group de 2,89 milliards dans le domaine de la bauxite et de l’alumine, dans un contexte dynamique pour le secteur minier, malgré de fortes tensions sociales.

L' investissement chinois en Guinée concerne essentiellement la bauxite

La Chine investi massivement dans la bauxite en Guinée

Le conseil des ministres a validé le 28 décembre la convention minière signée entre la République de Guinée et la société minière TBEA Group, qui entérine un investissement chinois de 2,89 milliards de dollars dans le domaine de la bauxite, d’après le communiqué de presse.

Cette entreprise privée est spécialisée « dans l’exploitation minière, la production industrielle (aluminium et produits dérivés), dans la production d’électricité et d’équipements électriques ».

Coté à la bourse de Shangaï, TBEA Group a réalisé en 2016 un chiffre d’affaires de 40,1 milliards de renminbi – soit environ 6,2 milliards de dollars – et participe activement à l’initiative « route de la soie », en fournissant notamment des centrales électriques « clefs en main ».

Dans le cadre de cette convention, le groupe chinois souhaite exploiter et valoriser la bauxite dans les préfectures de Boffa, Télémelé et Boké, en particulier le bloc de Santou Nord.

Au cours de la première phase du projet, TBEA doit construire une mine de bauxite d’une capacité initiale de 10 millions de tonnes par an, ainsi qu’une raffinerie d’alumine d’une capacité d’1 million de tonnes par an et une fonderie d’aluminium d’une capacité de 200 000 tonnes par an.

Deux centrales, l’une thermique avec une capacité initiale de 75 mégawatts, l’autre hydroélectrique, située à Amaria (300 MW) viennent compléter le projet.

L’entrée en production de la mine de bauxite est fixée à la fin juin 2019, tandis que la raffinerie d’alumine devrait commencer à fonctionner à partir du 30 juin 2021. Avec cet accord, TBEA s’est engagé à… Lire la suite

Source : Jeune Afrique

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